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La création de l’Institut de l’IE correspond au besoin de réunir la communauté des experts et des praticiens de l’intelligence économique dans un réseau de partage de la connaissance formalisé dans un premier temps par le lancement du portail de l’intelligence économique (www.portail-ie.fr).

La nouvelle mondialisation des échanges qui se construit depuis la fin de la guerre froide oblige les entreprises à prendre en compte de nouveaux paramètres :

• Les nouveaux entrants comme la Chine, la Russie, l’Inde et le Brésil construisent leur compétitivité autour de champions nationaux.

• L’Organisation Mondiale du Commerce a les plus grandes difficultés à réguler les conflits sur l’ouverture des marchés.

• Le protectionnisme invisible redevient un instrument de politique industrielle dans de nombreux pays industrialisés.

• Les politiques d’accroissement de puissance fondées sur l’arme géoéconomique créent de nouvelles problématiques de sécurité économique.

• L’Europe a de sérieuses difficultés à prendre en compte ces changements de paradigme et à unir ses forces industrielles pour trouver des réponses adéquates.

• Il y a donc une impérieuse nécessité pour la France de dessiner un dessein collectif pour dynamiser les potentiels de l’économie afin de créer des emplois et de la richesse.

L’Institut ouvre ce débat dans un cadre associatif, international et libre d’expression.

Il s’adossera à des expertises «  métissées », issues du secteur public, des entreprises et du milieu académique. L’action de l’État, en ce domaine, s’est exprimée dans un cadre essentiellement administratif.

Or nous savons que dans notre pays l’État ne s’empare, avec succès, d’un nouveau sujet que s’il est accompagné d’une véritable impulsion politique. Pour ce faire, l’Institut de l’IE a une vocation pédagogique pour donner le maximum de résonnance à des dossiers exemplaires comme les dépendances de la France dan s ses approvisionnements extérieurs, la défense des terroirs et la dynamisation de l’économie des territoires.

Ce fut le cas en matière de sécurité routière, de politique de la ville et de protection de l’environnement. La même impulsion nous apparaît nécessaire dans les réponses à apporter aux risques et aux opportunités de la mondialisation.

A l’égard des entreprises, l’Institut contribuera à éclairer, par un effort de formation et d’information, leur accès aux marchés mondiaux et leur compréhension des organisations internationales, politiques ou techniques, ainsi que leurs modes d’élaboration des normes et des règles.

Enfin, l’Institut engagera une réflexion destinée à mieux intégrer ces problématiques dans l’enseignement supérieur.

L’Institut souhaite fédérer les communautés de l’intelligence économique et les conduire à promouvoir leurs réflexions et leurs méthodes dans notre pays comme à l’étranger.

A cette fin, l’Institut sera constitué de trois comités : un comité de surveillance, un comité international et un comité scientifique.